MARIANNE MULLER

Images, images..

LE 109

Grande Halle

VERNISSAGE

samedi 20.09 I 14h - 21h

J’ai passé mon enfance auprès d’une mère journaliste de presse écrite à l’époque où l’information était essentiellement diffusée sur format papier. J’ai beaucoup observé le travail de ma mère, mais aussi celui des photographes qui l’accompagnaient en reportage, la manière dont se prenaient les décisions éditoriales et le stress des bouclages. À cette époque les journaux, les revues et les catalogues auxquels j’avais facilement accès étaient des supports fascinants pour l’enfant que j’étais parce qu’ils permettaient d’accéder à une forme de connaissance du monde des adultes par le biais de leurs imageries. J’ai été fasciné très jeune par ces images rendues populaires par l’importante diffusion qu’autorisaient leurs supports.

L’arrivée d’internet m’a accompagnée dans mon passage à l’âge adulte. La manière dont elle a révolutionné le mode de diffusion des images a aussi profondément marqué mon parcours artistique.

Comme toute ma génération, j’ai été fascinée par l’accroissement exponentiel de mes champs de recherches, sidérée par la masse de matière iconographique à laquelle j’accédais et par le flux incessant d’images auquel j’étais soumise au cours de mes errances sur internet.

À partir de 2005, j’ai décidé d’ordonner mes navigations sur internet. J’ai ainsi commencé des collections d’images en cherchant à classer la masse iconographique qui s’étalait devant moi. Mettre en relation des images entre elles était une façon de redonner de la mesure et du sens aux flux d’images auxquels j’étais soumise incessamment, que ça soit dans l’espace public ou sur internet.

Ce travail consiste à identifier des similitudes, mais aussi à concevoir des réseaux qui relient les images entre elles, à architecturer les écosystèmes – « échosystèmes » – par lesquels elles se révèlent les unes les autres. Je tente ainsi de saisir les images sur lesquelles je travaille à partir des milieux que je leur invente.

Concrètement, je travaille à l’aide d’un «mur d’image». Mes collections d’images sont imprimées en format vignette puis accrochées au mur, organisées en constellations en fonction des formes, des matières et des couleurs. Le mur est en perpétuelle évolution. Il s’élabore au gré des analogies visuelles, des émotions et des sensations que les images m’évoquent.

De ces classements naissent des couples d’images. J’identifie des similitudes formelles, je traque les échos narratifs et symboliques entre les photos.

Marianne Muller travaille à partir d’images qu’elle trouve dans des fonds d’archives publiques ou privées, auprès de photographes, d’agences de presse ou de banques d’images internet.

Sa pratique consiste à les mettre en relation en dégageant des similitudes formelles et à créer ainsi des associations inattendues qui génèrent des sens nouveaux, hybrides.

Ses travaux ont été montrés dans de nombreuses expositions collectives, dans des lieux comme la galerie 22,48m2 (Romainville), la galerie White Project (Paris), le Salon de Montrouge, le Centre Photographique de Marseille, Lieu-commun (Toulouse) ou encore le Magasin-CNAC (Grenoble) où elle reçoit le Prix Edouard Barbe.

Ses projets sont soutenus par des institutions comme le CNC ou la DRAC Ile-de-France.

Elle réalise également de très nombreux workshops pour des lieux comme LE BAL ou le MAC/VAL et des oeuvres d’art à plusieurs mains avec différents publics (hôpitaux, écoles et maisons d’arrêt).

QUAND ?

20.09 > 11.10
mer – sam : 11h – 18h
+ dim 28.09 & 5.10 : 11h – 18h

Vernissage
sam 20.09 > 14h – 21h

COMMENT ?

Bus : lignes 7, 8, 14, 19, 88
Tramway : arrêt Vauban
Train : gare de Riquier

+ 2 stations vélo-bleu sur la route de Turin et le boulevard Vérany