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LEAH DESMOUSSEAUX

  tadmer _

2020 : j’embarquais sur Google Images vers un lieu de mystère, dont le nom oriental sonne tel l’écho d’une voix sans âge —Tadmer. Munie d’une caméra argentique et cherchant à saisir quelque chose de la lointaine lumière du site, je me promenais dans ce désert peuplé de vestiges et capturais des fragments des images affichées à l’écran. Des clichés rapportés de cette exploration virtuelle, j’ai tiré des images au cyanotype, comme pour donner corps à ce lieu impalpable — promesse d’un ailleurs.

 

Deux pièces issues de cette recherche qui hybride procédés analogiques et digitaux sont ici présentées : elles invitent l’observateur à explorer l’image dans des rapports d’échelles qui engagent sont corps autant que son regard. 34° 33′ 02″ N 38° 16′ 07″ E, grand polyptyque bleu, propose un point de vue aérien sur un territoire d’autant plus lointain qu’il évoque une vue satellite ou une carte. Cette distanciation s’effondre cependant lorsque nous approchons l’image, qui nous enveloppe alors et nous plonge en sa matière comme en une peau vue au microscope. Tadmer est une série d’images miniatures qu’il faut venir affleurer pour y percevoir, comme au travers d’œilletons, les reliefs d’un curieux paysage. Des premières lueurs du jour qui dissolvent la silhouette roses et bleutées des ruines, aux noirs pourprés qui les enveloppent au crépuscule, en passant par l’or de midi qui les dérobe de leurs ombres ; j’ai rejoué, par divers bains chimiques, la course solaire qui teinte de différentes atmosphères le désert monochrome.

 

Pour en savoir plus sur ce travail, je vous invite à lire l’entretien avec la critique d’art et écrivaine Florence Andoka, paru à l’occasion de mon exposition personnelle Sillages photographiques qui s’est tenue à la galerie Robet Dantec (Belfort) en 2020, ainsi qu’à consulter la page consacrée à ma résidence au centre d’art Le Bel Ordinaire (Billière). 

Tadmer de Leah Desmousseaux est nominé au Prix Caisse d’Épargne 2021, et fait partie de l’exposition collective À bas Bruit – en marge des mondes connus.

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OÙ ?

le 109 – pôle de cultures contemporaines I nice _

89 route de turin – 06300 Nice

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QUAND ?

expo du 24.09 au 16.10 _

mer – sam I 14h – 19h

week-end d’ouverture du festival _

ven 24.09 I 18h – 21h
sam 25.09 I 14h – 21h
dim 26.09 I 14h – 21h

rencontre avec la photographe _

ven 24.09 I 18h – 20h
sam 25.09 I 18h – 20h

week-end de clôture du festival _

ven 15.10 I 14h – 21h
sam 16.10 I 14h – 21h

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+ D'INFOS

Née en 1995 à Cahors, vit et travaille à Nantes (France).

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